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Les Highlanders

Les Romantiques - 18/10/2012

Avec l’engouement des éditeurs français (et des lectrices) pour les Highlanders, il était temps que le webzine se penche sur ces guerriers hors du commun !

Mais tout d’abord, qu’est-ce qu’un Highlander ?
Littéralement, le terme Highlands signifie Hautes Terres. C’est une région historiquement et géographiquement isolée de l’Ecosse. Elle se trouve au Nord et à l’Ouest de la ligne de faille des Highlands, qui traverse l’Ecosse de l’île d’Arran à Stonehaven et la sépare en deux régions : les Highlands et les Lowlands. Le Highlander vient donc de la région des Highlands, composée en majeure partie de landes à demi désolées et rudes.

Les habitants des Lowlands sont appelés Lowlanders. Ce sont les ennemis numéros deux des Highlanders, juste après les Anglais. Les Highlanders sont les descendants des Pictes (premiers habitants des basses-terres de l’Ecosse actuelle), des Scots (peuple celte originaire de l’est de l’Irlande) et des Vikings (explorateurs, commerçants, pillards ou pirates scandinaves).

Les Highlands, tout comme les Lowlands d’ailleurs, abritent des clans. Le mot «clan» vient d’un terme gaélique qui signifie «enfants» et de manière plus large «famille». Chez les Highlanders, le clan est une association d’hommes libres, possédant leurs propres terres et élisant leur propre chef. Les terres sont partagées entre tous les membres par l'assemblée du clan, pour le bénéfice de la collectivité. Une partie est allouée au chef et à son administration ; une autre aux prêtres (d'abord païens, ensuite chrétiens de rite celtique) ; une autre est travaillée en commun, une dernière partie est tenue en réserve pour subvenir aux besoins des pauvres, des vieillards et des infirmes et le reste est partagé de façon à ce que chaque membre du clan puisse disposer de son propre lopin à cultiver.

Lorsque plusieurs clans se réunissent, ils forment une famille. Un seul chef de clan est nommé à la tête de la famille, qui en porte le nom. Les Highlanders attachent une très grande importance à la notion de famille et au respect du chef : c’est lui qui offre aide et protection, il est seul juge dans les conflits. Il peut également décider de venir en aide aux membres d’un clan qui ne fait pas partie de sa famille, si ledit clan est en butte aux attaques de clans plus puissants et/ou belliqueux. Chaque famille a ses propres lois et coutumes, ainsi que sa propre forme de justice.

Le préfixe Mac, au début de la plupart des noms propres, signifie «fils». Lorsqu’il s’agit d’une femme, le préfixe utilisé sera Nic, qui est la contraction d’un terme qui veut dire «fille de fils». Un petit exemple : MacDonald veut dire fils de Donald. NicDhòmhnaill (en gaélique) signifie fille de MacDonald ou fille de fils de Donald.

On disait, au moyen-âge, que les rois écossais ne régnaient que sur quarante pour cent de l'Ecosse, le reste étant sous la domination de farouches chefs de clans qui considéraient que la seule personne au-dessus d'eux était Dieu. Les Highlanders ne représentaient que vingt pour cent environ de la population de l'Ecosse, mais ils occupaient quatre-vingt pour cent de son territoire. On les décrivait comme des gens belliqueux, fiers, francs, insolents, vaniteux et fougueux. De plus les guerriers ne redoutaient pas la mort, car ils croyaient en l’immortalité de l’âme. Par conséquent ils n’avaient peur de rien.

De manière tout à fait historique, ils ont toujours été considérés comme des barbares. Mais aimés ou pas, ils constituaient une force hétéroclite qu'il fallait redouter. De plus, les clans étaient assez difficiles à contrôler parce qu’ils étaient souvent prêts à se battre entre eux pour une parcelle de terre, ou contre leurs vieux ennemis : les anglais. L’un de leur credo était : «Se battre à propos du passé, c’est lutter pour l’avenir de sa culture et pour sa descendance.» Vu leur histoire et leur fin, ils n’avaient pas tort. Aujourd’hui, dire qu’on est descendant de Highlanders est considéré comme un must, mais comme on vient de le constater, finalement peu de gens peuvent se targuer de ces racines.

En tout cas, comme ces Highlanders prenaient très au sérieux l’art de la guerre, les hommes dès leur plus jeune âge suivaient une formation rigoureuse, au cours de laquelle ils apprenaient le maniement de l’épée, de la lance, de l’arc et de la dague. On leur enseignait aussi des stratégies pour déstabiliser l’ennemi. La formation débutait par le maniement et la manipulation du grand bâton. Ils s’entraînaient sur des cibles fixes pour passer, par la suite, au corps à corps. Ils finissaient par atteindre un niveau de développement si élevé (similaire aux arts martiaux), que le contrôle des compétences acquises leur permettait d’éviter de tuer, à moins d’absolue nécessité, en tout cas pendant les «petits» conflits.

La tenue des Highlanders se composait de leur plaid et de leurs armes : habituellement un arc, des flèches, un sabre, une dague (qu’on appelle de manière générale dague ballock) et une hallebarde, qu’on appelle également hache du Lochaber, qui est en fait un district des Highlands. On peut dire qu’ils étaient bien équipés, et toujours prêts à se battre, comme je le mentionnais plus haut ! LOL

Le nom «dague ballock» signifie littéralement dague à couillettes, parce qu’elle pendait entre les cuisses. Ballock est un terme anglais lié aux testicules. Ils sont comiques ces guerriers. ? Quant à la hallebarde, c’est une arme d'hast (composée d’une lame ou d’une pointe métallique fixée au bout d’un manche) dérivée de la hache et utilisée dès le XIVème siècle par les fantassins suisses et allemands. C’est une hache munie d'une pointe, fixée sur un long manche de bois, elle a un ou plusieurs crochets au revers et une partie métallique englobant le ou les crochets. C’est une arme redoutable pour celui qui sait la manier, car elle peut tailler, percer et arracher des pièces d'armures. D’autres armes, telles que la lance ou la claymore (longue épée se tenant à deux mains, car très lourde) pouvaient être utilisées, surtout pendant les batailles les plus importantes.

L’un des «défauts» de ces guerriers était qu’ils chargeaient les ennemis pendant les batailles, comme dans une mêlée générale : ils se lançaient à l’assaut tête baissée, sans réfléchir, faisant fi du danger, et fonçaient sur l’ennemi. Ils étaient de très mauvais stratèges, surtout à cause de leur bouillant caractère. Leurs ennemis se sont forcément servis de cette faille, entraînant de grosses défaites pour ces fiers guerriers, la plus terrible d’entre elles étant la bataille de Culloden.

 

La fin d’un peuple

A l’origine, l’idée est très simple : les Stuart doivent rester sur le trône écossais. Comme mentionné plus haut, les Highlanders croient en la notion de famille et sont en cela très fidèles. Par conséquent, comme ils ont juré allégeance à la famille des Stuart, il est pour eux hors de question qu’une autre soit à leur tête. On les surnomme les jacobites, en référence à Jacques VII d’Ecosse. Plus tard des Irlandais, des Anglais et quelques Lowlanders se joindront à eux.

Tout commence lorsque le roi écossais Jacques VI, de la dynastie des Stuart, devient également roi d’Angleterre puisque la reine Elisabeth Ière n’avait pas de descendants. Il venait en premier dans l’ordre de succession puisqu’il était arrière-arrière-petit-fils d’Henri VII.

Il prend le nom de Jacques Ier et réussit à imposer l’Acte d’Union des couronnes d’Ecosse et d’Angleterre au parlement. Il règne jusqu’en 1625. C’est son fils cadet, Charles Ier, qui prend la succession jusqu’en 1649, l’aîné étant décédé en 1612. Le mariage de Charles Ier avec une catholique va avoir des conséquences très graves pour l’Ecosse et, de fait, pour les Highlanders. En effet sa femme, Henriette Marie de France (fille de Henri IV et de Marie de Médicis) a beaucoup d’influence sur lui et le pousse à devenir partisan de l’absolutisme, qu’il fera régner pendant onze ans. Ils ont neuf enfants dont le futur Charles II (aussi appelé Charles Stuart) et le futur Jacques VII (aussi appelé Jacques II). C’est la guerre civile anglaise qui met fin au règne de Charles Ier et il est décapité en 1649.

Bien que ce soit Charles II qui soit couronné ensuite, le manque d’héritier à la fin de son règne permet à Jacques VII de monter sur le trône. Non seulement il est impopulaire, mais en plus il s’est converti au catholicisme. Il va régner pendant trois ans avant la prise de pouvoir de Guillaume d’Orange, en 1688. Ce dernier est l’époux de Marie, propre fille de Jacques II. Le couple royal prend les noms de Guillaume III et Marie II. Ces trois ans de règne ont poussé le Parlement à promulguer l’Acte d’établissement en 1701, une loi qui interdit à tout prétendant au trône de religion catholique de devenir souverain d’Angleterre et plus tard de Grande Bretagne (le royaume est créé en 1707).

Mais même si Jacques II est catholique, il fait partie de la dynastie des Stuart. Quant à Guillaume d’Orange, il n’est lié à l’Ecosse que par son mariage. Cependant, la «chance» sourit aux Highlanders puisque lorsque Marie et Guillaume meurent, il n’y a aucun héritier. C’est donc Anne Stuart qui monte sur le trône. Elle est la première souveraine du royaume de Grande-Bretagne. Cependant la fatalité semble s’abattre sur la maison puisqu’elle meurt en 1714, également sans héritier, et ce malgré ses treize grossesses. A sa mort c’est George Ier qui devient roi. Or il fait partie de la maison de Hanovre, et c’est ce qui provoque la première grande rébellion des jacobites en Ecosse.

En effet, lorsque Georges Ier monte sur le trône de Grande-Bretagne, le prétendant de la famille Stuart est exilé à Paris. Son nom est Jacques François Stuart, il est le fils de Jacques II et de sa deuxième épouse. Du fait qu’il soit catholique, il est automatiquement écarté du trône. Les jacobites ne voient pas les choses de la même manière, d’autant qu’ils n’ont toujours pas digéré l’Acte d’Union de 1707. Jacques François Stuart est proclamé Jacques VIII d’Ecosse (et Jacques III d’Angleterre et d’Irlande, eh oui, l’Acte d’Union n’existe pas pour les jacobites LOL) alors même qu’il se trouve en France. C’est John Erskine, 11ème comte de Mar, qui est à l’initiative de la première révolte jacobite qui se solde malheureusement par un échec, les Highlanders étant abandonnés par leur souverain.

Le fils aîné de Jacques VIII, Charles Edouard Stuart, est à l’origine de la seconde révolte jacobite qui se termine par la fin des clans tels qu’ils existaient depuis des siècles. C’est la fameuse bataille de Culloden, qui s’est déroulée en 1746. C’est parce que les guerriers étaient en sous-nombre et sous-entraînés, qu’ils manquaient de stratégie et étaient affamés et fatigués qu’ils n’ont pu surprendre leurs ennemis durant la nuit, comme cela était prévu.

Cet échec retentissant entraînera une répression continue et sans merci contre les Highlanders. La fin du système des clans se déroule en plusieurs étapes : tout d’abord on les désarme, puis on abolit l’obligation du service militaire, qui existait entre le chef et les membres de son clan, enfin on interdit le tartan et le kilt. Des troupes sont stationnées en permanence pour contrôler les régions. De nombreux Highlanders s’enfuiront en Europe et en Amérique.

 

Les tenues et le mode de vie des Highlanders

Tout le monde parle du kilt, mais il y a également le tartan, le plaid et l’arisaid. Quelle différence ?

Le tartan
A la base, le tartan est une étoffe de laine multicolore, à rayures, fabriquée à partir de plantes locales. On parle de tissu à motif de tartan en ce qui concerne le kilt ou l’arisaid. Concernant le port du tartan, à l’origine il était utilisé pour différencier les habitants de différents districts. Plus tard, il a été utilisé pour différencier les familles.

Après 1725, le gouvernement permet le port d’un tartan standardisé, et ce grâce à l’influence du bataillon d’infanterie nommé à l’époque Highland Independent Companies, qui porte à présent le nom de Black Watch.

Le plaid et les trews
Le plaid est un grand morceau d’étoffe rectangulaire. Pendant très longtemps, le plaid était le seul vêtement que portaient la plupart des Highlanders. Très pratique, il servait de vêtement le jour et de couverture la nuit. Bon, on imagine la euh… propreté de la chose et de la personne qui la portait, mais que voulez-vous ! LOL Les trews sont des pantalons étroits portés par les chefs et leurs officiers.

Le kilt
Il est la tenue traditionnelle des Highlanders. C’est une sorte de jupe plissée en tartan, serrée à la taille par une ceinture en cuir et descendant jusqu’au-dessus du genou. Le kilt arbore les couleurs du clan. Il est fort probable qu’il ait été créé pour remplacer le plaid pendant les combats. En effet, ce dernier était tellement encombrant que pendant les batailles, surtout les corps à corps, les guerriers étaient régulièrement obligés de l’enlever. Au moment de son invention, le kilt n’était porté que par les hommes et ce privilège n’était pas accordé à tout le monde. Il est accompagné d’accessoires importants : une veste avec des boutons ordinaires le jour et d’argent la nuit, une chemise, un béret en feutre à large bord ou un bonnet Balmoral, une bourse placée sur le devant du kilt, un sporran (sorte de sacoche qui fait office de poches) en cuir pour les jours ordinaires et en peau pour les grandes occasions et des brogues basses assorties au motif de la ceinture (chaussures faites d’une semelle de cuir fixée à la cheville par une lanière).

Aujourd’hui le kilt est associé à toute l’Ecosse, ce qui est une énorme revanche sur la fin tragique des Highlanders. Mais comme précisé, n’est pas Highlander qui veut. Note de Fabiola : et pour celles qui se poseraient la question, non, les Ecossais ne portent pas toujours quelque chose sous leur kilt. Une de mes collègues a pu vérifier cela de très, très près… en se baissant. LOL

L’arisaid et le sash
L’arisaid est la robe traditionnelle des femmes. Il est composé d’un plaid enroulé autour du corps et retenu par une broche sur le buste. Il est attaché à la taille par une ceinture. Les femmes portent également un sash (écharpe) aux couleurs du clan, arrangé différemment en fonction de leur statut. Par exemple la femme chef de clan porte le sash à l’épaule droite. Il tombe sur la poitrine et est retenu par une épingle ou une petite broche à l’épaule. La femme du chef de clan porte un sash un peu plus large sur l’épaule gauche. Il est par contre maintenu de la même manière. Quant aux femmes mariées à l’extérieur de la famille, elles peuvent porter le tartan de leur famille si elles le souhaitent. Leur sash sera plus long, se portera par-dessus l’épaule droite, sera retenu par une épingle et terminé par une large boucle reposant sur la hanche gauche.

La vie quotidienne des Highlanders
On rappelle que les Highlanders vivent dans une région de landes à demi-désolées et rudes. Elle est également composée de forêts de conifères, de marécages, de lacs, de montagnes nues, de collines désertes… Ce sont tout simplement des contrées sauvages.
Ils ont également la mémoire très longue, d’où leur credo. De plus ils sont têtus, ce que l’Histoire a pu démontrer. Ainsi, pendant des siècles, ils ont conservé les mêmes coutumes et habitudes de vie. Non seulement le gaélique se parlait toujours, mais en plus ils faisaient barrage à l’anglicisme, l’une des raisons pour lesquelles on les traitait de barbares. ?

La plus grande partie du travail est effectué par les femmes : elles font la teinture, la carde (fait de démêler et aérer les fibres textiles), le filage et le tissage. Elles traient les vaches, barattent le beurre, fabriquent le fromage et travaillent la terre. Chaque village cultive ce qui lui est nécessaire. Les hommes, eux, apprennent l’art de la guerre, se battent, chassent, pêchent et surveillent les terres et le bétail. De temps en temps ils volent le bétail de leurs voisins. (Note de Fabiola : ainsi que leurs femmes, comme je l’ai appris dans The devil wears plaid de Teresa Medeiros (Le diable s’habille en tartan – Milady romance 2012) LOL).

Quand la famille ne travaille pas, elle se rassemble autour d’un feu pour se raconter des histoires de fées et de sorciers, ou des poèmes et des légendes transmis de génération en génération. Les guerriers font la même chose, la différence étant que c’est un barde qui prend la parole et qu’il est chargé de faire les louanges du chef ou des guerriers qui se sont distingués pendant les combats. Les Highlanders peuvent aussi chanter et danser au son de la cornemuse et du clarsach (harpe écossaise).

La barbarie n’était pas de mise dans ces moments-là, n’est-ce pas ? Ces légendes et traditions ont perduré bien après la fin des Highlanders. Aujourd’hui on peut dire qu’ils ont bien eu raison de persévérer.

 

Et la romance dans tout ça ?

Voici la définition d’une romance Highlander selon le site loveromancepassion.com : «Une romance Highlander est un sous-genre de la romance historique et le héros Highlander est un guerrier sexy. En général, les romances se situent en Ecosse ou au Pays de Galle. La plupart des romances Highlander mettent en place une histoire à la Romeo et Juliette, où la rivalité et la haine entre les clans et les familles séparent les deux amants. Soit les héros tombent amoureux en dépit de tout, soit ils sont obligés de s’unir en fonction d’une dette de la famille ou d’une injonction du roi… Dans tous les cas, le mariage est l’étape obligatoire. Mais heureusement, tout est bien qui finit bien. La romance Highlander contient aussi beaucoup de vengeances et de vols d’épouse

Connaissez-vous Alec Kincaid, diablement attirant dans son petit kilt, faisant preuve d’une patience d’ange envers sa femme (qui est… ce qu’elle est… c’est-à-dire anglaise !) mais tombe sous le charme de Jamie ? Il est tendre et fort à la fois, n’a peur de rien mais est capable de se battre contre le monde entier si sa belle est en danger… Un réel antidépresseur en ces jours d’automne. ;o) Julie Garwood a écrit ce livre intitulé The bride. Eh bien c’est le roman par excellence pris en exemple pour expliquer ce qu’est une romance Highlander. En même temps, en lisant cette romance on a l’impression que Julie a fait de sacrées recherches ! Heureusement pour nous, il a été traduit par J’ai lu, réédité en 2008. Son titre en français est Sur ordre du roi. Ainsi, une romance Highlander peut-elle contenir des Highlanders et des Lowlanders, et même des petites anglaises ! LOL

Pourquoi les auteurs aiment-ils les Highlanders ?
Lorsque nous avons posé la question à Monica McCarty dans l’interview publiée en avril dernier (http://www.lesromantiques.com/Webzine/Webzineavril2012.pdf), elle nous a répondu qu’elle était tombée amoureuse de l’Ecosse en faisant une étude sur le féodalisme et le système clanique. Mais ça c’est un détail. LOL Le plus important c’est ce qu’elle dit après : «Cela a coïncidé avec la première parution du livre de Diana Gabaldon, Le chardon et le tartan.»

Eh bien voilà. On ne peut pas parler de Highlanders dans la romance sans parler de Diana Gabaldon. Mais pour éviter de répéter ce qui a déjà été dit, on vous renvoie au webzine dans lequel l’auteur était à l’honneur : http://www.lesromantiques.com/Webzine/Webzinejanvier2010.pdf

En tout cas, Diana a atterri par hasard dans les clans écossais. Elle cherchait uniquement un cadre pour une histoire qu’elle était en train d’inventer et a vu un épisode de Dr Who à la télévision, dans lequel il y avait un jeune écossais en kilt. Alors elle s’est dit que l’Ecosse au 18ème siècle était une bonne époque. Cela ne l’empêche pas d’être à l’origine de l’inspiration de beaucoup d’auteurs et de l’engouement de beaucoup de lecteurs pour l’Ecosse et les Highlanders. On peut aussi ajouter que l’action de sa série se situe en 1744… Si vous avez retenu ce qui est noté plus haut, cela signifie qu’on arrive à la fin du système clanique et que l’Ecosse est en plein conflit. D’ailleurs le héros, Jamie Fraser, est un jacobite.

Petite information : les droits pour la télévision sont sur le point d’être achetés et c’est Sony qui est sur les rangs. De plus, deux semi-pros ont créé un CD inspiré de la série. Vous pouvez avoir toutes les informations sur ce site : http://www.outlanderthemusical.com/

 

Faisons un petit tour d’horizon des romances Highlander les plus populaires.

Bon, eh bien on ne peut pas parler des écossais sans citer Julie Garwood. En tant que fans (Twin et Fabiola surtout LOL), nous ne pouvons que vous conseiller tous ses romans, mais puisqu’on parle de Highlanders, voici ce qui peut vous intéresser : Un mari féroce (Saving grace). Pendant très longtemps, ce livre s’est vendu très, très cher. Et pour cause, c’est un monument du genre, avec un petit plus dans l’histoire qui ne pourra que faire craquer les lectrices. En effet, Johanna a été maltraitée par son premier mari. Gabriel se voit donc obligé de gagner sa confiance et si, au début, il ne sait pas toujours faire preuve d’une grande patience, il est suffisamment fin pour comprendre les sentiments de sa femme, apprendre à l’aimer et l’aider dans sa reconstruction. C’est très émouvant, touchant, et l’auteur crée ici des héros que l’on n’oublie pas facilement.

Nous vous conseillons également la série Bride avec The bride et The wedding (Un ravisseur sans scrupules) et la série Secret avec The secret (Le secret de Judith), Ransom (Le maître-chanteur) et Shadow music (non traduit). Et puis son roman Sweet talk, sorti en août dernier, bien que contemporain, met en scène un descendant d’Alec Kincaid.

 

Parmi les auteurs célèbres s’étant essayés à la romance Highlander, on trouve aussi Johanna Lindsey : A gentle feuding (Un si cher ennemi), sa série sur la famille Reid dont seul le premier, The heir (Héritier malgré lui), est sorti en France, et sa série Highlander dont seul le deuxième, Love me forever (Brûlés par le désir) est sorti en VF. Tous parus chez J’ai lu.

Egalement chez J’ai lu, il y a Monica McCarty, grande spécialiste de la romance Highlander, avec actuellement trois séries sur ce thème : la trilogie Campbell (A la conquête de mon ennemie (Highland warrior), Le proscrit (Highland outlaw), Trahi (Highland scoundrel)), la trilogie des MacLeod (La loi du highlander (Highlander untamed), Le secret du highlander (Highlander unmasked), La fierté du highlander (Highlander unchained)), et une autre, The Highland guards, qui est assez longue et dont le premier a fait l'objet d'une discussion commune VO. On s’y croit facilement et on voyage dans le temps au cours de notre lecture. (Note de Twin : Mon manque d’objectivité vous dira qu’elle ne vaut pas Julie Garwood, mais… on s’en rapproche !)

 

On ne peut pas ne pas parler de Jennifer Ashley, avec sa série Highland pleasures : The madness of Lord MacKenzie (La folie de Lord MacKenzie), Lady Isabella’s scandalous marriage (L’épouse de Lord MacKenzie), The many sins of Lord Cameron (Les péchés de Lord Cameron), The duke’s perfect wife (La duchesse MacKenzie). Une chance pour les francophones, non seulement J’ai lu les a traduits, mais en plus l’éditeur l’a fait dans l’ordre et très rapidement, en fonction de la sortie aux USA.

Dans les nouveautés, Milady Romance lance la série Highlander de Julianne MacLean : Captured by the highlander (La captive du highlander), Claimed by the highlander (Conquise par le highlander) et Seduced by the highlander (Séduite par le highlander). A ce sujet, l’auteur avait accordé une interview au webzine en décembre 2007 dont voici le lien : http://www.lesromantiques.com/Webzine/Webzinedecembre2007.pdf

A noter qu’elle est également traduite chez Harlequin, en historique et en contemporain.

 

Si on avance un tout petit peu dans le temps, il est nécessaire de s’attarder sur la trilogie de Pamela Clare avec Surrender (Sur le fil de l’épée), Untamed (Fidèle à son clan) et Defiant (non encore traduit à ce jour). L’auteur met en scène trois frères qui se sont exilés en Amérique (après la bataille de Culloden, n’est-ce pas ?! vous avez suivi ?) et sont obligés de s’engager malgré eux dans la guerre de sécession. Vous pourrez vivre des aventures, peut-être apprendre au passage quelques techniques de survie (lol) mais une chose est certaine : l’auteur est incollable sur le sujet et les références historiques sont minutieuses. Ils sont beaux, forts, courageux, intelligents, tendres, passionnés, protecteurs… humm… j’en aurais encore plein comme ça, mais j’ai peur de vous lasser ! Lisez cette série ! Vous ne serez pas déçues ! (Twin, fan à 100%)

Les Highlanders inspirent aussi beaucoup les auteurs de romance paranormale. Outre Diana Gabaldon, Karen Marie Moning a écrit sa série Highland Mist : Beyond the highland mist (La malédiction de l’elfe noir), To tame the highland warrior (La rédemption du berserker), The highlander’s touch (La tentation de l’immortel), Kiss of the highlander (Une passion hors du temps), The dark highlander (Le pacte de MacKeltar), The immortal highlander (La punition d’Adam Black) et Spell of the highlander (La vengeance de MacKeltar). Nous rappelons que les quelques tomes traduits en 2003 dans la collection Aventures & Passions ont subi un remaniement draconien lorsque J’ai lu a décidé de les rééditer dès novembre 2011 dans la nouvelle collection Crépuscule avec des couvertures complètement différentes et une traduction intégrale de la série depuis le premier tome, ce qui n’avait pas été fait à l’époque.

 

Que les lectrices VF se rassurent, il reste encore pas mal d’auteurs non traduits, que l’équipe du webzine se fera un plaisir de suggérer lors de notre prochaine rencontre avec J’ai lu et Milady. Ainsi on peut citer Lynn Kurland qui a deux séries à son actif, même si tous ses livres ne sont pas forcément sur des Highlanders. Ses romances paranormales sont des voyages temporels, comme c’est souvent le cas avec les highlanders. Samantha James aussi peut être proposée, avec sa petite série des McKay : His wicked way et His wicked promise. Ces deux romances s’inscrivent dans la lignée des livres cités auparavant et permettent de retrouver, avec toujours le même plaisir, l’air frais des grands espaces Ecossais.

 

Conclusion de Twin : Je trouve qu’il y a un petit côté rassurant à savoir que c’est un style indémodable, qui ne prend pas une ride. Si mes souvenirs ne me trompent pas, lors du Grand Prix Les Romantiques, ce que veulent les lectrices, c’est de l’Ecossais ! Et comme je les comprends ! J’ai toujours un petit frisson quand je sais que je vais pouvoir deviner le genou (pas mou du tout pour le coup ! LOL) sous le kilt de mon héros, qu’il sera fort, courageux, possessif, tendre… enfin ! Je ne vais pas vous faire l’affront de vous citer (encore !) toutes les qualités de ces hommes hors du commun… ils nous font rêver depuis longtemps, et nous feront encore rêver pour longtemps. Chez Les Romantiques, non, la race n’est pas en voie d’extinction !


Fabiola, Rinou & Twin

 

Et rendez-vous sur cette autre article pour encore plus de Highlanders http://www.lesromantiques.com/?a=626/Les-Highlanders-le-retour

 

 

 

Sources : http://www.loveromancepassion.com/defining-the-genre-highlander-romance/

http://encycl-celt.chez-alice.fr/index2.htm

http://www.likesbooks.com/clans.html

http://www.oocities.org/micheljq/jacobite.htm

http://www.lindaclifford.com/Arisaid.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Clan_%C3%A9cossais

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2010/03/11/5a56f517fc45db2780531a43ea2e80c4.html

http://www.clanmcnicollduquebec.com/francais2/Les-Highlanders%2C-un-peuple-de-soldats.html

http://januarymagazine.com/profiles/gabaldon.html

 


Commentaires

Shaena (le 20/02/2018)
J'ai pris bcp de plaisir à lire cet article. On y retrouve bcp de détails sur l histoire, les us et coutumes de ces beaux Highlanders dont je suis fan. Pour preuve les livres et auteurs cités figurent parmi mes préférés. Je m'essaye egalement à l ecriture d'une saga. Et les références pour rendre mes romans plus réalistes dans le temps sont extrêmement difficiles à trouver.

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