Shirlee Busbee vit en Californie, avec Howard,
son mari depuis près de 40 ans, deux schnauzers et les poneys Shetland qu’ils
élèvent pour leur plaisir. Elle est l’aînée de cinq frères et sœur. Née à San
José en Californie, elle a fait ses études au Maroc avant de revenir en
Californie, à Santa Rosa, pour suivre les cours d’une école de commerce. Elle a
épousé Howard Busbee le 22 juin 1963 et ils ont décidé de devenir l’oncle et la
tante préférés plutôt que des parents eux-mêmes. Encouragée par Howard et ses
amies Rosemary Rogers et Jennifer Wilde, elle a écrit son premier roman, L’appel
de la passion, publié aux USA en 1977. Après 16 romans d’amour historiques, elle
a publié fin 2002 son premier contemporain, Return to Oak Valley. Elle est
revenue en 2007 à la romance historique, pour le plus grand plaisir de ses fans.
Quel est votre souvenir préféré ?
Eh bien, il y en a deux et je vais vous les raconter tous les deux. Ce sont de
petits souvenirs. Le premier se situe il y a environ 15 ans. Nous avons une
grange derrière notre maison et c’était un après-midi d’été. J’étais en haut,
assise sur une balle de foin, les chevaux bougeaient et j’ai pensé que la nature
c’était ça. Nous avions une portée de chatons, ils ont grimpé sur mes genoux, et
c’était… c’était un jour d'été très doux, les arbres murmuraient dans le vent.
Je ne peux pas vraiment le décrire, mais j’avais une telle impression de paix.
Les chatons jouaient encore sur mes genoux et j’ai pensé «J’aimerais pouvoir
mettre ça en bouteille, et quand je serais déprimée ou triste, j’ouvrirais la
bouteille et je sentirais le contenu», c'est-à-dire la tranquillité, la paix et
le bien-être que je ressentais à ce moment-là. Ce n’est pas un souvenir
romantique, et ce n’est pas un moment particulièrement révélateur, mais c’est un
de ceux que je préfère. L’autre est très similaire. Howard et moi avons une
propriété au pied des collines et nous y avons fait creuser un étang. Un
après-midi, nous étions assis ensemble sur une souche et nous regardions les
tortues dans l’étang. Nous étions épaule contre épaule, en train de dire : «Oh,
regarde celle-là là-bas !» Nous partagions simplement ce moment de bonheur.
Quelle est votre période historique
préférée ? C’est entre 1795 et environ 1815, en gros l’époque Régence, parce qu’il s’y
est passé tant de choses. La révolution française, Beau Brummel, Napoléon, et
les pirates de la Barbary Coast. Au cours de cette période de 20 ans… les
vêtements étaient tellement merveilleux… et l’argot ! Il s’y est passé tellement
de choses que j’adore vraiment cette période.
Quel conseil donneriez-vous aux auteurs en
herbe ? Un conseil ? Eh bien ce serait de simplement y aller. C’est le conseil que
m’a donné Rosemary Rogers (Mon mari vient juste d’entrer dans la pièce, de
s’asseoir en face de moi et de dire «Et ton mari !»). Mais c’est ça. Il faut y
aller, il ne suffit pas d’y penser, de traîner et de se dire qu’on va le faire
un de ces jours, il faut commencer et il faut finir.